En résumé
• Grève RATP massive le 18 sept. contre le budget 2026, transport perturbé en Île-de-France.• Mobilisation nationale avec SNCF, contrôleurs aériens, pour protester contre l’austérité.
• Usagers prévenus : anticipation conseillée face à retards, annulations et trafic réduit.
Le 18 septembre, ça va tanguer dans les transports franciliens. La RATP a lancé un appel à la grève qui s’annonce massif. Métros, RER, bus et tramways risquent de tourner au ralenti, pour ne pas dire s’arrêter net. Une journée de galère en perspective pour les usagers, mais aussi un signal fort envoyé au gouvernement. Cette mobilisation ne tombe pas du ciel : elle s’inscrit dans une contestation plus large du budget 2026, accusé de rogner sur des acquis sociaux historiques. Résultat : une rentrée sociale placée sous haute tension, où la circulation sera loin d’être fluide, et où la patience des voyageurs sera mise à rude épreuve.
Pourquoi la RATP monte au créneau
Vendredi 29 août, les quatre syndicats majoritaires de la RATP – CGT, FO, Unsa Mobilité et CFE-CGC – ont sorti la grosse artillerie. Dans un communiqué commun, ils affirment représenter 90 % des agents et annoncent clairement la couleur : grève et manifestation massive le 18 septembre.
En ligne de mire, le projet de budget 2026. Selon eux, ce texte est une véritable bombe sociale :
- suppression de jours fériés (adieu le 8 mai ou le lundi de Pâques),
- réduction de la prise en charge des frais médicaux,
- ouverture à la concurrence du réseau de bus francilien.
Bref, pour les syndicats, c’est une attaque frontale contre leurs conditions de travail. Et ils n’ont pas l’intention de laisser passer ça.
Une mobilisation qui dépasse la RATP
La grève du 18 septembre ne s’arrêtera pas aux portillons du métro. Ce même jour, une mobilisation nationale est prévue. Réunis fin août au siège de la CFDT, plusieurs syndicats – de la CFDT à la CGT en passant par FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa, la FSU et Solidaires – ont appelé à une journée d’action sur tout le territoire.
Concrètement, ça veut dire quoi ?
- À la SNCF, la CFDT Cheminot (quatrième syndicat de la boîte) se joint au mouvement.
- Chez les contrôleurs aériens, le très puissant SNCTA a déjà déposé son préavis. Résultat : les avions risquent d’accumuler les retards et les annulations.
- Côté RER, le syndicat La Base a pour l’instant lancé un appel pour le 10 septembre, mais reste flou sur le 18. Suspense…
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, n’a pas tardé à réagir, dénonçant un préavis qui « fait peser la menace de nouvelles perturbations ». Ambiance.
Budget 2026 : les syndicats de la RATP appellent à « une journée de grève massive » le 18 septembre https://t.co/B5Jx3t8Q4q
— RTL France (@RTLFrance) August 30, 2025
Ce que ça veut dire pour vous, voyageurs du quotidien
Soyons clairs : la journée du 18 septembre s’annonce sportive pour les Franciliens. Métros bondés ou inexistants, bus à l’arrêt, RER au compte-gouttes… Un vrai casse-tête pour aller bosser, déposer les enfants à l’école ou rejoindre un rendez-vous important.
Et si vous avez prévu de voyager en train ou en avion, accrochez-vous. Les grèves à la SNCF pourraient toucher les liaisons régionales et nationales, tandis que le trafic aérien pourrait virer au cauchemar. Souvenez-vous : en juillet dernier, une grève des contrôleurs avait déjà conduit à 1 000 vols annulés et perturbé plus de 120 000 passagers.
Notre conseil ?
- Anticipez, prévoyez des marges de manœuvre.
- Vérifiez vos trajets 48 heures avant la grève, quand les prévisions de trafic seront publiées.
- Et si vous le pouvez, misez sur le télétravail ou les activités de proximité.
Une journée symbole d’un climat tendu
Au fond, cette grève dépasse les simples perturbations de transport. Elle illustre un malaise plus profond : le rejet d’un budget 2026 perçu comme synonyme d’austérité et de recul social. Les syndicats y voient une remise en cause directe de droits acquis de longue date.
Le 18 septembre, ce n’est donc pas seulement une journée de galère pour les voyageurs. C’est aussi le reflet d’une société en tension, où la rue entend peser face aux choix du gouvernement.