En résumé
• Suppression du visa jusqu’à 30 jours pour Français en Chine depuis fin 2024.• Vols directs renforcés depuis Paris, Marseille et Bruxelles vers plusieurs villes chinoises.
• Chine attire jeunes voyageurs avec culture moderne, tarifs abordables et circuits variés.
Visa ? Même pas besoin ! Depuis fin 2024, la Chine simplifie radicalement la vie des voyageurs français en supprimant l’obligation de visa pour des séjours allant jusqu’à 30 jours. Cette mesure, prolongée jusqu’à fin 2025, vient gommer l’un des plus gros freins à l’envie d’évasion vers l’Empire du Milieu. À cela s’ajoutent des vols directs renforcés et une volonté affichée de séduire les touristes européens. Pour les Français, longtemps plus attirés par la Thaïlande, Bali ou le Japon, la Chine pourrait bien redevenir la grande surprise des années à venir.
Un atout majeur : l’exemption de visa de 30 jours
Depuis le 30 novembre 2024, les citoyens français (ainsi que belges, suisses et luxembourgeois) peuvent voyager librement en Chine sans visa, à condition de ne pas dépasser 30 jours. Concrètement, un simple passeport ordinaire suffit pour explorer Pékin, Shanghai ou Canton, que ce soit pour le tourisme, les affaires ou une visite familiale. Le gain est double : plus besoin de dépenser 111 euros dans une demande de visa, et plus de semaines d’attente avant d’obtenir le précieux sésame.
Cette décision s’inscrit dans une politique plus large : la Chine déroule le tapis rouge à une trentaine de pays, notamment européens et latino-américains. Le message est clair : après la pandémie, Pékin veut rattraper son retard touristique face à ses voisins asiatiques. Quand le Japon ou la Corée du Sud offrent déjà 90 jours sans visa aux Français, la Chine rattrape le terrain en proposant 30 jours, une durée déjà suffisante pour un beau périple.
La Chine en quête de séduction face à ses voisins
Pendant longtemps, l’Empire du Milieu est resté à l’écart des itinéraires préférés des Français. À titre de comparaison, la Thaïlande, Bali et plus récemment le Japon ont su capter l’imaginaire collectif avec leurs plages, leurs traditions ou leur pop culture. La Chine, malgré son immensité et son poids économique, a longtemps accueilli une part limitée de voyageurs tricolores.
Le profil type des touristes français était celui des seniors en circuits organisés, curieux de la Grande Muraille ou de la Cité interdite, mais peu enclins à voyager seuls. Aujourd’hui, la tendance s’inverse : de plus en plus de jeunes s’intéressent à la Chine, attirés par ses mégapoles futuristes, ses trains ultrarapides et sa culture vibrante. Air Journal cite même l’exemple de créateurs de contenu sur TikTok comme Marcitwork (plus de 100 000 abonnés), qui cartonnent avec des vlogs qui montrant une Chine moderne, gourmande et surprenante. Résultat : le pays gagne en visibilité et attire une nouvelle génération de voyageurs, plus indépendante et curieuse.
Plus de vols directs : un voyage simplifié depuis la France (et la Belgique)
Qui dit moins de paperasse dit aussi plus de fluidité côté transport. Depuis 2024, Marseille est directement reliée à Shanghai trois fois par semaine grâce à Shanghai Airlines. La cité phocéenne devient ainsi la deuxième ville française connectée à la Chine, après Paris.
Depuis la capitale, les possibilités ne manquent pas :
- Air France : un vol quotidien vers Pékin.
- Air China : une dizaine de fréquences par semaine sur Pékin.
- Air France & China Eastern : vols quotidiens vers Shanghai.
- China Southern : un vol quotidien pour Guangzhou.
- Hainan Airlines : deux vols par semaine vers Chongqing.
Cerise sur le gâteau : Bruxelles complète le dispositif avec des liaisons directes quotidiennes vers Pékin et Shanghai, et plusieurs vols hebdomadaires vers Shenzhen. Pour les voyageurs du nord de la France, c’est une alternative pratique et souvent compétitive.
Côté budget, les comparateurs affichent en octobre des vols Paris–Pékin avec escale dès 590 € aller-retour, et environ 830 € pour un direct. Des prix qui restent attractifs pour découvrir un pays de cette ampleur.
Itinéraires phares : la Chine, version grand spectacle ou intime
La Chine n’est pas qu’un bloc de gratte-ciels et de sites impériaux. Depuis Shanghai, il est possible de dessiner un circuit de deux semaines riche et contrasté :
- Hangzhou, à moins d’une heure de train, séduit avec son lac de l’Ouest, ses plantations de thé et son ambiance poétique.
- Nankin, à deux heures de Shanghai, allie patrimoine impérial et mémoire moderne, avec notamment le musée du massacre de 1937.
- Xiamen, plus au sud, conclut l’itinéraire sur une note balnéaire et verte, entre universités, cuisine marine et écologie urbaine.
Et le meilleur, c’est que les trains chinois restent abordables et efficaces : un Shanghai–Nankin coûte environ 30 € pour deux heures de trajet.
Quant au quotidien, il reste accessible : un repas local coûte entre 3 et 5 €, une auberge de jeunesse entre 10 et 20 € la nuit. De quoi voyager sans se ruiner, même dans les villes les plus modernes comme Shanghai.
Barrière de la langue et solutions pratiques
Bien sûr, tout n’est pas parfait. Dans les gares, la signalisation en idéogrammes peut perturber les voyageurs non sinophones. Certains hôtels refusent encore les étrangers pour des raisons administratives. L’anglais, même s’il progresse, reste limité en dehors des grandes villes et chez les plus jeunes.
La solution ? Passer par une agence locale francophone. Des acteurs comme Les Maisons du Voyage (héritière de Maison de la Chine) ou Chine sur Mesure Bynativ offrent des circuits personnalisés, gèrent la logistique et proposent des guides francophones. Pour qui veut sortir des sentiers battus sans stress, c’est un confort indéniable.
La Chine, nouvelle étoile du carnet de voyage des Français
2024 a marqué un jalon fort : les 60 ans de reconnaissance diplomatique entre la France et la Chine. Pour l’occasion, une “année franco-chinoise du tourisme culturel” a multiplié les événements, expositions et partenariats. Le prolongement de l’exemption de visa s’inscrit directement dans cette dynamique, où diplomatie et tourisme se conjuguent pour créer des ponts durables.
Plus besoin donc de visa, davantage de vols directs, des prix encore accessibles et une diversité culturelle inouïe : la Chine met toutes les chances de son côté pour séduire les voyageurs français. Longtemps à la traîne derrière ses voisins d’Asie, l’Empire du Milieu pourrait bien inverser la tendance grâce à cette ouverture sans précédent.
Alors, que vous soyez curieux de goûter à un xiaolongbao à Shanghai, d’explorer les temples de Pékin ou de méditer au bord du lac de Hangzhou, une chose est sûre : la Chine n’a jamais été aussi proche. Passeport en main, billet d’avion réservé… et le tapis rouge est déroulé.