Aéroports fermés, ferries retardés, trains stoppés : la tempête Goretti paralyse l’Europe
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En résumé
• La tempête Goretti paralyse les transports en Europe du Nord-Ouest.• Vols, trains et ferries sont gravement perturbés ou annulés.
• Conseillé de vérifier l'état des déplacements et privilégier sécurité.
L’Europe est en mode “pause hivernale” forcée. Une tempête d’une rare intensité s’est abattue ces derniers jours sur le nord‑ouest du continent, chamboulant tous les grands axes de transport. Ce phénomène météorologique spectaculaire n’a rien d’anodin : il redessine complètement la mobilité entre la France, le Royaume‑Uni et leurs voisins. Vols cloués au sol, rails désertés et traversées maritimes chamboulées deviennent le lot quotidien des voyageurs en cette première décennie de janvier.
Une tempête hors norme qui frappe fort
La tempête Goretti, nommée par Météo‑France le 6 janvier 2026, s’est rapidement renforcée en “bombe météorologique”, balayant tout sur son passage avec des vents souvent supérieurs à 160 km/h sur les côtes normandes et anglaises.
Du côté du Royaume‑Uni, le Met Office a émis des alertes rouges pour vents violents, une classification rarissime qui signifie danger de mort potentiel pour les personnes exposées, indique Euronews. L’ampleur du froid est tout aussi spectaculaire : certaines régions ont enregistré des chutes de neige record, avec près de 30 cm en quelques heures dans le sud de l’Angleterre, rendant routes, quais et aéroports impossibles à exploiter normalement.
En France, le nord‑ouest est également sous pression : rafales jusqu’à 213 km/h enregistrées dans la Manche, coupures de courant pour plus de 300 000 foyers et des départements toujours en vigilance orange pour vent et neige, révèle Reuters. Cette combinaison vent‑neige a mis à genoux la mobilité européenne, et les voyageurs le ressentent instantanément.
Aéroports : pistes blanches, terminaux désertés
Les aéroports ont été parmi les premiers secteurs touchés. Dès jeudi soir, ceux des îles Anglo‑Normandes (Jersey et Guernesey) ont été complètement fermés, avec toutes les liaisons aériennes suspendues jusqu’à ce que les conditions s’améliorent. Les autorités locales ont même recommandé à la population de rester chez elles pendant les heures les plus dangereuses.
Sur le continent, la situation n’est guère plus sereine. À Heathrow, au moins 69 vols ont été annulés vendredi, affectant des milliers de passagers. À Gatwick, des liaisons vers l’Irlande, les îles et l’Europe ont été retardées ou supprimées. Et bien que certains grands aéroports britanniques continuent d’opérer ce week‑end, les retards restent la norme plutôt que l’exception.
En France, même si les aéroports de Paris fonctionnent, plusieurs vols domestiques ou vers le Royaume‑Uni ont été perturbés, notamment à cause des vents violents et des pistes glissantes. Le mieux serai donc pour les voyageurs de penser à vérifier le statut de votre vol avec votre compagnie avant de vous rendre à l’aéroport, et préparez‑vous à des annulations de dernière minute.
Rails bloqués, services réduits : les trains à l’arrêt
Sur les rails, c’est presque une mise en sommeil des services ferroviaires. Au Royaume‑Uni, plusieurs compagnies ont annulé des dizaines de trains ou réduit leurs services, notamment dans le sud‑ouest, les Midlands et le nord.
En Cornouailles, les services ont été suspendus jusque dans la matinée de vendredi, sans possibilité de bus de substitution à cause des routes gelées. D’autres lignes entre Manchester, Birmingham ou Sheffield ont été sévèrement impactées, obligeant leur fermeture.
La France n’est pas en reste : la SNCF a suspendu plusieurs liaisons dans des zones comme la Normandie, la Bretagne et le Centre‑Val de Loire. La tempête, accompagnée de forts vents et de neige, a conduit à l’annulation de nombreux trains, et d’aiutres perturbations sont encore attendues. Le réseau TGV a été particulièrement touché, notamment pour les trajets vers la Bretagne et la Normandie.
Pour les déplacements ferroviaires prévus dans les prochains jours, il est essentiel de consulter les plateformes officielles ou l’application de votre opérateur avant chaque départ.
Ferries retardés ou annulés : la mer aussi fait des siennes
Le couloir de la Manche, artère cruciale pour les échanges entre la France et le Royaume‑Uni, est particulièrement touché par les vents et la houle. Les compagnies de ferries ont dû retarder ou annuler de nombreuses traversées entre Douvres‑Calais et les autres lignes transmanche.
Certaines traversées programmées dès le 9 janvier ont été purement et simplement annulées pour garantir la sécurité, tant pour les passagers que pour les équipages. Les fortes vagues et les bourrasques rendent les manœuvres d’accostage particulièrement dangereuses dans les ports exposés.
Pour les voyageurs maritimes, attendez‑vous à des modifications d’horaires fréquentes et à des reports automatiques vers la prochaine traversée disponible.
Ce que cela signifie pour les voyageurs français
Même si la France n’est pas le cœur de l’impact, les conséquences pour les voyageurs sont bien réelles : Les vols domestiques et internationaux perturbés ou annulés ; les trains retardés ou absents sur plusieurs grands axes ; les traversées maritimes chamboulées ; et la vigilance météo toujours d’actualité jusqu’à la fin du week‑end. Le mot d’ordre ? Adaptabilité et vigilance. Les autorités et les opérateurs de transport recommandent de reporter les voyages non essentiels, de consulter les mises à jour en temps réel et de prévoir plus de temps pour vos déplacements. Ce type d’événement météorologique extrême, qui combine neige, vent et froid polaire, devient de moins en moins rare et mérite une préparation accrue.